Comprendre la DHT : l’ennemie silencieuse de vos cheveux
- La Dihydrotestostérone, ce que vous devez savoir pour reprendre le contrôle
Lorsque vous observez un amincissement progressif de vos cheveux, une fragilité accrue, ou une densité qui diminue sans raison apparente, il ne s’agit pas uniquement du « temps qui passe » ou de « la génétique ». Il existe un protagoniste souvent méconnu, mais redoutable : la Dihydrotestostérone (DHT).
Sur cette page, je vais vous expliquer afin de mieux comprendre ce qu’est la DHT, comment elle agit sur vos follicules pileux, pourquoi elle fait partie intégrante de votre histoire capillaire et comment, en tant que spécialiste en transformation de la santé et du bien-être, je vous propose de l’intégrer à votre approche globale (corps, esprit, cheveux). Parce que changer la donne, ce n’est pas juste arrêter la chute, c’est renouer avec une chevelure qui manifeste votre vitalité intérieure.
1. Qu’est-ce que la DHT?
La DHT est un métabolite puissant de la testostérone. Elle se forme via l’enzyme 5‑alpha‑réductase (5-AR) qui convertit la testostérone en DHT, principalement dans les tissus cibles comme le cuir chevelu, la peau, la prostate, etc. Bien que souvent associée aux hommes, la DHT est présente aussi chez les femmes, à plus faibles niveaux, mais suffisamment pour engendrer des effets significatifs lorsqu’il y a déséquilibre hormonal.

1.2 Rôle physiologique de la DHT
La DHT n’est pas « mauvaise » en soi. Elle a des rôles essentiels : développement de certains caractères sexuels secondaires, régulation de la fonction de certains organes, etc.
Cependant, c’est son excès localisé et son action sur les follicules pileux qui en font un frein majeur à la santé capillaire. Dans le contexte du cuir chevelu, la DHT se lie de façon plus forte aux récepteurs des follicules pileux que la testostérone, provoquant ce que l’on appelle la « miniaturisation folliculaire » (voir plus loin).
1.3 Pourquoi la DHT est-elle souvent mise en cause dans la perte de cheveux?
Dans le cas de l’alopécie androgénétique (chez l’homme et aussi chez la femme), la DHT est considérée comme l’agent toxique des follicules : elle raccourcit la phase de croissance (anagène) du cheveu, rallonge la phase de repos (télogène) et entraîne une miniaturisation progressive des cheveux.
Même chez les femmes, une sensibilité accrue ou une dérégulation hormonale (ménopause, périménopause, déséquilibres androgéniques) peut favoriser l’effet de la DHT. La génétique joue un rôle, certaines personnes ont plus de récepteurs de DHT sur les follicules, ou une plus forte activité de la 5-alpha-réductase.
2. Le mécanisme d’action de la DHT sur les cheveux
Le cycle de vie d’un cheveu, pour comprendre l’impact, repassons rapidement le cycle capillaire :
- Phase : Anagène (croissance)
- Phase : Catagène (transition)
- Phase : Télogène (repos et chute)
Idéalement, un cheveu passe beaucoup de temps en phase anagène, assurant densité et volume
2.2 Miniaturisation folliculaire
Sous l’effet de la DHT, les follicules sensibles subissent une altération : La durée de la phase anagène est raccourcie, le diamètre du cheveu diminue progressivement, le follicule produit des cheveux plus fins, plus clairs, moins résistants.
À long terme, certains follicules peuvent cesser la production active de cheveux visibles et n’émettre que du duvet voire rien.
On perd alors densité, et le cuir chevelu devient plus apparent.
2.3 Facteurs qui favorisent l’action de la DHT
- 1. Activité accrue de la 5-alpha-réductase : plus cette enzyme est active, plus elle convertit la testostérone en DHT.
- 2. Sensibilité folliculaire élevée : même si vos niveaux de DHT ne sont pas excessifs, vos follicules peuvent y être très sensibles (récepteurs abondants ou hyper-réactifs).
- 3. Déséquilibre hormonal global : réduction de l’œstrogène (chez les femmes en périménopause/ménopause), augmentation relative des androgènes, déséquilibre thyroïdien, inflammation chronique, etc., peuvent amplifier l’effet de la DHT.
- 4. Stress, inflammation et micro-circulation altérée : un cuir chevelu mal oxygéné ou en souffrance devient plus vulnérable aux effets de la DHT.
2.4 Pourquoi toutes les zones ne sont pas touchées de la même manière?
Les follicules pileux ne sont pas tous égaux : certains sont plus sensibles aux androgènes (zone frontale, vertex chez l’homme, zones diffuses chez la femme). Cette variation explique pourquoi la perte de cheveux se manifeste différemment d’une personne à l’autre.
3. Pourquoi la DHT est un symptôme autant qu’un facteur?
À ce stade, je souhaite vous inviter à voir la DHT non pas uniquement comme « l’ennemi à combattre », mais comme un signal d’alarme, un témoin d’un déséquilibre plus large. Car dans votre approche de transformation (corps-esprit-cheveux), la perte de cheveux liée à la DHT est rarement isolée.

3.1 La DHT et les signaux corporels
Lorsque la DHT fait des ravages, cela signifie souvent :
Que vos hormones globales ne sont plus en parfaite harmonie
Que votre cuir chevelu et vos follicules sont soumis à un stress (oxydatif, inflammatoire, circulatoire)
Que votre système de régénération ou vos mécanismes réparateurs sont en sous-efficience.
3.2 Impact psychologique & émotionnel
La perte de cheveux liée à la DHT, en particulier chez les femmes ou chez les personnes à qui « on ne l’attend pas », engendre souvent :
Un sentiment de perte de contrôle (« mon corps me trahit »)
Une baisse de l’estime de soi (« je ne me reconnais plus »)
Un impact sur la confiance, l’image, la vitalité perçue. Dans votre mission, il ne s’agit pas juste de proposer un traitement technique, mais d’intégrer cette dimension émotionnelle : l’acceptation, la transformation intérieure, la reconquête de soi.
3.3 Pourquoi réduire la DHT seule ne suffit pas forcément
On peut avoir recours à des traitements spécifiques (inhibiteurs de 5-alpha-réductase, bloqueurs d’androgènes, shampoings ciblés), mais sans traiter le terrain hormonal, l’inflammatoire, le circulatoire, le nutritionnel, le mental le risque est que cela soit partiel, temporaire, ou qu’il y ait des effets secondaires. C’est pourquoi votre approche intégrée (psychologie, émotions, corps, esthétique) fait toute la différence.
4. Les signes cliniques & indicateurs à surveiller
Amincissement progressif de la raie centrale ou de la zone frontale (chez la femme)
Cheveux plus fins, plus clairsemés, densité réduite
Augmentation de la chute, chevelure plus « plate »
Apparition de duvet au lieu de cheveux visibles dans certaines zones
Réponse moindre aux traitements capillaires classiques (masques, soins, etc.)
4.2 Signes associés immanquables
Fatigue, baisse d’énergie, sensation de « vieillissement » corporelle
Peau plus fine, plus sèche, ou relâchée signe d’un déséquilibre hormonal global
Redistribution de la graisse corporelle (plus abdominale)
Troubles du métabolisme, prise de poids, ou difficulté à perdre
Stress élevé, sommeil perturbé, etc. Chacun de ces éléments doit déclencher une alerte : oui, la DHT est un acteur, mais elle est souvent l’un des nombreux à jouer.
4.3 Quand consulter?
Si vous repérez un ou plusieurs de ces signes, ne tardez pas. L’accompagnement doit être holistique :
Analyse capillaire professionnelle (densité, diamètre, cycle)
Bilan hormonal (œstrogènes, androgènes, DHT, testostérone, prolactine, thyroïde)
Évaluation du cuir chevelu (micro-circulation, inflammation, sébum)
Examen du mode de vie (alimentation, sommeil, stress, exercice). Un diagnostic précoce permet d’intervenir de manière efficiente avant que la miniaturisation ne devienne irréversible.
5. Stratégies validées pour réduire l’impact de la DHT et améliorer la santé capillaire
Réduire l’influence de la DHT sur les follicules pileux repose sur une combinaison de mesures médicales, topiques, nutritionnelles et hygiénistes. La recherche actuelle montre que s’attaquer uniquement à la DHT n’est jamais suffisant ; il est nécessaire de travailler également sur l’environnement biologique global du follicule.
5.1 Interventions médicales reconnues
La réduction de la DHT peut passer par des traitements approuvés par les autorités médicales, notamment les inhibiteurs de la 5-alpha-réductase comme la finastéride ou le dutastéride. Ces molécules agissent en bloquant l’enzyme responsable de la conversion de la testostérone en DHT, ce qui ralentit activement la miniaturisation folliculaire. Elles représentent l’une des approches les plus documentées pour traiter l’alopécie androgénétique chez l’homme. Chez la femme, leur utilisation doit être évaluée avec prudence et sous supervision médicale, en raison de leur profil hormonal.
Les approches médicales peuvent également inclure l’utilisation d’anti-androgènes oraux dans certains cas précis, particulièrement chez les femmes présentant un déséquilibre androgénique ou des symptômes évocateurs (cycle irrégulier, acné, hirsutisme). Ces traitements visent à diminuer la sensibilité des récepteurs androgéniques présents sur les follicules.
5.2 Traitements topiques ciblés
Le minoxidil demeure un des traitements topiques les plus étudiés pour prolonger la phase de croissance du cheveu. Bien qu’il n’agisse pas directement sur la DHT, il améliore la vascularisation du follicule et prolonge la phase anagène, compensant ainsi en partie les effets négatifs des androgènes.
D’autres produits topiques contiennent des ingrédients qui ciblent de manière indirecte la DHT ou l’inflammation, comme les extraits de saw palmetto, le ketoconazole ou la caféine. Leur efficacité est moins marquée que les traitements médicaux, mais ils peuvent contribuer à un environnement plus favorable à la croissance capillaire.
5.3 Optimisation de l’environnement du cuir chevelu
L’état du cuir chevelu influence fortement la manière dont les follicules répondent à la DHT. Des études montrent qu’un cuir chevelu enflammé, irrité ou encombré de sébum et de résidus cosmétiques rend les follicules plus vulnérables aux effets androgéniques.
Une hygiène adaptée, l’utilisation de shampoings non agressifs, la réduction des inflammations locales (ex. dermatite séborrhéique), et l’amélioration de la micro-circulation cutanée (par massage, LED, microneedling léger ou thérapies basées sur la photobiomodulation) peuvent contribuer à réduire la sensibilité du follicule à la DHT.
5.4 Nutrition et santé métabolique
La recherche démontre de façon constante que l’alimentation influence les hormones, l’inflammation et la santé du follicule. Une alimentation riche en sucres rapides, générant des pics d’insuline répétés, est associée à une augmentation relative des androgènes et à des troubles hormonaux favorisant la perte de cheveux.
À l’inverse, une alimentation équilibrée comprenant des protéines de qualité, des oméga-3, des antioxydants, du zinc, de la vitamine D, du fer et du sélénium contribue à améliorer l’activité folliculaire et à réduire l’impact de la DHT. La prise en charge des carences nutritionnelles fréquentes chez les personnes souffrant d’alopécie constitue un élément fondamental de la stratégie globale.
5.5 Gestion du stress et de l’équilibre hormonal
Le stress chronique perturbe les hormones, altère la micro-circulation, augmente l’inflammation et fragilise le cycle capillaire. L’élévation prolongée du cortisol peut accentuer la sensibilité à la DHT. Les études démontrent que la gestion du stress (sommeil de qualité, respiration, activité physique régulière, hygiène de vie) contribue indirectement à stabiliser la perte de cheveux liée aux androgènes.

6. Quand la DHT a déjà causé des dommages : quelles options restent possibles?
Lorsque la DHT a déjà entraîné une miniaturisation avancée, la prise en charge doit être adaptée au stade d’évolution du follicule. La science reconnaît aujourd’hui plusieurs scénarios possibles, en fonction de la vitalité restante du follicule.
6.1 Si le follicule est encore actif, mais affaibli
Même lorsque les cheveux sont très fins, voire presque invisibles, le follicule peut encore être réveillé. Les traitements qui améliorent la vascularisation, la régénération locale ou la qualité du cycle capillaire (comme le PRP, les exosomes autorisés, les peptides topiques, ou les traitements basés sur la photobiomodulation) peuvent aider à restaurer une partie de la densité et du diamètre.
Ces approches n’éliminent pas la DHT, mais elles renforcent le follicule et lui permettent de mieux résister à son influence.
6.2 Si la miniaturisation est avancée, mais non totale
Lorsque le follicule est très altéré mais encore présent, la combinaison de plusieurs approches donne souvent les meilleurs résultats. L’inhibition de la DHT via des traitements médicaux, associée à des stratégies régénératives, peut freiner la progression et stabiliser la perte. À ce stade, il est courant de devoir cumuler traitements internes, soins topiques et interventions professionnelles.
6.3 Si le follicule est inactif ou détruit
Lorsque la miniaturisation est complète et que le follicule ne produit plus rien depuis longtemps, aucun traitement même le plus avancé ne peut ramener un follicule qui n’existe plus. C’est dans ces situations que la transplantation capillaire devient la seule solution capable de recréer une densité visible.
Même dans ce cas, les traitements médicaux et régénératifs demeurent utiles pour :
préparer le cuir chevelu avant la greffe
améliorer la prise des greffons
prévenir la poursuite de la perte dans les zones non greffées
6.4 L’importance du diagnostic de stade
La décision de traitement dépend surtout de l’évaluation professionnelle :
état du follicule
densité résiduelle
vitesse de progression
facteurs hormonaux
inflammation locale
antécédents médicaux
Un diagnostic objectif (photo-trichogramme, dermoscopie) permet de déterminer si l’on se trouve dans un stade récupérable ou non.
7. Et si on agit trop tard? Que faire quand la DHT a déjà beaucoup œuvré?
Oui, parfois la DHT a déjà engendré une importante perte de densité, mais cela ne veut pas dire qu’il n’y a plus d’espoir. Voici ce qu’il faut savoir :
- Tant que le follicule est vivant (même miniaturisé) une réponse est possible.
Il faut redoubler d’efforts sur l’environnement (circulation, nutrition, micro-inflammation) car la simple suppression de la DHT ne suffit pas si le terrain est délabré.
Dans certains cas, des options plus « interventionnelles » peuvent être envisagées (chirurgie, greffe capillaire). Mais dans votre approche holistique, on privilégie la reconstruction, la régénérescence, le mindset de « ce que je peux activer maintenant ».
Il faut accepter que le cycle de réponse est plus long : patience, rigueur, persévérance. Et surtout, recentrer l’attention sur toute la personne, pas uniquement le cheveu.
Questions fréquentes autour de la DHT et de la perte de cheveux
Q : Est-ce que seul l’âge compte pour l’augmentation de la DHT?
R : Non. Bien que l’âge et la ménopause chez les femmes ou l’andropause chez les hommes modifient l’équilibre hormonal, la production de DHT ou la sensibilité folliculaire peuvent être élevées indépendamment de l’âge. Il s’agit d’une interaction complexe entre la génétique, l’environnement, le mode de vie et le métabolisme hormonal.
Q : Puis-je mesurer ma DHT par un bilan sanguin?
R : Oui, un bilan hormonal peut inclure la DHT, mais il faut savoir que ce qui importe aussi fortement c’est la sensibilité locale du follicule (récepteurs, activité enzymatique 5-AR). Un niveau « normal » de DHT ne signifie pas absence de risque si vos follicules y sont hyper-réactifs.
Q : Les shampoings anti-DHT suffisent-ils à stopper la perte?
R : Ils peuvent aider, mais rarement suffisants en isolation. Une vraie transformation passe par l’intégration interne (hormones, nutrition, mode de vie) + externe (soins du cuir chevelu) + mindset. C’est la synergie qui fait la différence.
Q : La DHT est-elle la seule cause de perte de cheveux?
R : Non, loin de là. Il existe de nombreuses autres causes (déséquilibres hormonaux : thyroïde, œstrogènes, progestérone, carences nutritionnelles, stress, inflammation du cuir chevelu, troubles circulatoires etc… ). C’est pourquoi une approche globale est indispensable.
Conclusion : Transformer la relation entre vous et vos cheveux
La DHT n’est ni un monstre invincible ni une fatalité. Elle est un signal, un défi, mais aussi une opportunité. Lorsque vous comprenez ce qu’elle est, comment elle agit, et surtout comment elle s’inscrit dans le contexte plus large de votre corps, de vos hormones, de votre mode de vie et de votre esprit, vous pouvez agir de façon profonde et durable.
En tant que Spécialiste en transformation de la santé et du bien-être, je crois fermement que votre chevelure réagit à la personne que vous devenez. Quand vous transformez votre mental, votre physiologie, votre image, vos cheveux suivent.
Prenez le contrôle. Ne laissez pas la DHT dicter votre image. Choisissez aujourd’hui d’engager le changement, dans toutes ses dimensions physique, hormonal, mental et laissez vos cheveux incarner votre nouvelle vitalité.
« Un de mes plus grands rêves est que mon entreprise soit capable de changer le cours de la vie d’une famille, d’un enfant à la fois en redonnant à la communauté. »








